Wi-Fi: limiter son exposition
1- En cas de box WI-FI utilisée à domicile avec un ordinateur fixe, désactiver l'option Wi-fi et préférer un cable réseau pour relier l'ordinateur au modem. 2- Ne pas entrer en contact avec la borne Wi-fi, s'en tenir à une distance respectable, au moins 1 mètre par exemple, afin de limiter les expositions des personnes les plus proches (tout depend bien sur de la puissance de la "box". Plus sa puissance rayonnée est importante, plus la "distance de sécurité" augmente). (recommandations du rapport Arcep/Supelec) En cas de box Wi-fi utilisée à domicile, avec un ordinateur fixe, désactiver l'option, au moins 1 mètre par exemple, afin de réduire l'exposition des personnes 3- Ne pas laisser les enfants poser sur leurs jambes ou sur leur ventre un ordinateur portable connecté en mode Wi-fi. Au contact de la peau, donc au plus près de la source des émissions Wi-fi de l'ordinateur, la dose de rayonnement subi serait équivalent à l'exposition d'un téléphone mobile, dont l'usage est déconseillé pour les enfants de moins de 15 ans. (cf recommandations du Mobile Telecommunications and Health Research, organisme britannique cofinancé par le gourvernement et les opérateurs mobiles) 4- Ne pas se positionner entre la borne Wi-fi et les ordinateurs qui s'y connectent, de façon à ne pas couper le faisceau en interposant son corps au milieu. 5- Concernant les téléphones Wi-fi, limiter le nombre et surtout la durée de vos appels en situation Wi-fi. Tous les conseils de précaution concernant les usagers de téléphone mobile GSM ou UMTS restent valables. (cf recommandations de la Fondation Santé Radio Fréquences, et fiche 12 conseils du (riirem) 6- Eviter une exposition permanente en laissant fonctionner votre boîtier 24h/24. Pensez à le débrancher chaque soir. Ce conseil est d'autant plus valable chez un particulier et/ou en appartement. Comme tout rayonnement électromagnétique, vos voisins sont exposés à une "pollution passive" lorsque le Wi-fi fonctionne.
Source: Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques
Désactiver le Wi-Fi chez soi
Comment désactiver le wifi (Wi-Fi) chez soi ? (*) Le Wifi émet alors en permanence, que l'ordinateur soit allumé/connecté ou pas.
Source: http://www.robindestoits.org/Desactiver-le-wifi_a227.html
Téléphonie mobile
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Des cancérologues appellent à la prudence dans l'utilisation des portablesPARIS (AFP) - Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, lancent un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé. Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes. Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants. Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile. Une étude internationale de grande ampleur, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours. Seuls des résultats partiels ont été publiés à ce jour. Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques. Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles.
Dix mesures de précaution
Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train. "Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel. Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps. "Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin et qu'il y a des façons avérées de se protéger", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé. Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré chez les enfants, dans la mesure où leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements dus aux téléphone portable. Début janvier, deux associations de défense de l'environnement avaient réclamé au ministère de la santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants. Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande mais cependant appelé les parents à la prudence, affirmant que l'hypothèse d'un risque ne pouvant être "complètement exclue", la précaution était de mise. 12 bons réflexes à adopter pour limiter son exposition
1. Pas de téléphone mobile pour les moins de 15 ans. La croissance de leur organisme en développement les rend particulièrement vulnérables à tous les rayonnements électromagnétiques, ceux des mobiles inclus. Et plus l'exposition est précoce, plus les doses de rayonnement accumulées sont importantes. L'accès à un téléphone mobile doit être exceptionnel, en cas d'urgence par exemple. 2. Il est officiellement recommandé de ne jamais approcher un téléphone mobile en fonctionnement du ventre d’une femme enceinte (l’eau du placenta et les cellules de l'embryon sont très sensibles à l'énergie dégagée par le portable) ou à moins de 20 cm de tout implant métallique, cardiaque ou autre, afin de limiter le risque d’interférence électromagnétique. 3. Choisir et utiliser un téléphone mobile dont la valeur de DAS est la plus basse 4. Ne pas porter son téléphone à hauteur ou contre son coeur, l'aisselle ou la hanche, près des parties génitales. Tenir l'antenne du téléphone le plus éloigné possible de soi. Même lors de l'envoi d'un SMS. 5. Toujours utiliser le kit piéton livré avec votre téléphone afin d’éloigner l'appareil de votre oreille (et de votre cerveau) le temps de la conversation. Préférer toujours l'oreillette « filaire » à tout autre gadget sans fil. 6. Limiter le nombre et la durée de vos appels. Pas plus de 5 ou 6 appels par jour par exemple, ni plus de 2 ou 3 minutes pour chacun. Respecter un temps moyen de 1h30 entre chaque appel. 7. Ne téléphoner que dans des conditions de réception maximum : dès que votre écran affiche les "4 barrettes" de réseau, pas moins. Pour chaque barre manquante, le rayonnement émis par le portable pour se connecter est multiplié par 2. 8. Ne pas téléphoner en vous déplaçant, ni en train, ni en voiture, ni en bus, ni à 9. Ne pas téléphoner en voiture, même à l'arrêt, ou dans tout autre infrastructure métallique. Un effet dit de "cage de Faraday" emprisonne et répercute les ondes émises par le portable, le rayonnement subi est alors maximum au centre de la "cage". Dans une voiture, cela se situe à la hauteur de votre tête. 10. Eloigner le mobile de vous et le maintenir à la verticale le temps de joindre votre correspondant et tant que la première sonnerie n'a pas retenti. Souvent un bip ou un signal visuel vous indique que vous êtes en connexion avec le numéro appelé. téléphone. S'éloigner permet d’éviter leur exposition passive. 12. La nuit, ne jamais conserver un téléphone mobile allumé ou en recharge à moins de 50 cm de votre tête. Toujours l'éteindre pour limiter son rayonnement et celui de l'antenne relais avec laquelle il communique (riverains exposés 24h/24). possible, de préférence toujours inférieure à 0,7 W/kg (cf. Top Das). pied, ni à cheval, ni en vélo, ni en bateau, ni en patinette, ni en roller, etc.
Lignes Haute Tension
![]() Lignes et transfos : distances de précaution Quelle est la distance de sécurité permettant de résider à moindre risque d’une ligne à haute, très haute ou moyenne tension ou d’un transformateur électrique ? La règle de calcul deces distances de précaution est simple : pas d’exposition prolongée, c’est à dire 6 heures d’exposition continue et plus, à moins de 1 mètre par millier de volt en circulation. Ce qui donne les distances suivantes... Tension de la ligne _____________Distance recommandée 90 000 volts__________________90 mètres 130 000 volts_________________130 mètres 225 000 volts_________________225 mètres 400 000 volts_________________400 mètres etc. (source: Criirem) Lampes fluocompactes
A l'instar de la téléphonie mobile (téléphones portables, antennes-relais, wifi, wimax ...), qui est émettrice de micro-ondes (hyperfréquences) pulsées en extrêmement basses fréquences (c'est à dire une porteuse micro-ondes émettant par pulsations des extrêmement basses fréquences) , les lampes fluocompactes appelées aussi "basses consommation" émettent de très forts rayonnements électromagnétiques basses fréquences, qui affectent également les personnes électro hypersensibles (EHS).
Source: Antennes-relais
Dr Roger Santini : 'Arguments en faveur de l'application du principe de précaution à l'encontre des stations relais de téléphonie mobile' - audition au Sénat - 06/03/2002
OFFICE PARLEMENTAIRE D'EVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES I - INTRODUCTION.
Pour permettre aux millions de téléphones mobiles cellulaires de fonctionner correctement, des milliers de stations relais de téléphonie mobile ont été implantées en Europe et dans le monde entier. Dans la technologie digitale actuellement prépondérante sur le marché, des hyperfréquences (ou micro-ondes) pulsées en extrêmement basses fréquences sont utilisées. Ces hyperfréquences ont une fréquence de 900 MégaHertz (MHz) pour le système GSM (Global System for Mobil Communication) et une fréquence de 1800 MHz pour le système DCS (Digital Cellular System) . Notons ici que ces 2 fréquences sont très proches de celle du four domestique à micro-ondes qui fonctionne en 2450 MHz. NB. : Le texte qui suit n'a pas la prétention d'être exhaustif en ce qui concerne les nombreux travaux scientifiques qui rapportent l'existence d'effets biologiques liés à l'exposition aux micro-ondes. Il n'aborde pas non plus le problème des effets biologiques des extrêmement basses fréquences qui sont présentes dans le signal de la téléphonie mobile. Alors que pour les utilisateurs de téléphones mobiles cellulaires l'exposition est en « champ proche », pour les populations riveraines de stations relais cette exposition est en « champ lointain » . Lors de l'exposition en « champ lointain », différents facteurs sont susceptibles de modifier le niveau d'exposition des populations riveraines et en particulier : La distance de la source émettrice : à quelques mètres d'une station relais, on peut mesurer des densités de puissance hyperfréquences de plusieurs dizaines de microWatts par centimètre carré (µW/cm2) et de 10 µW/cm2 (6,1 Volts par mètre - V/m) à 50 mètres. Le fait d'être ou non placé dans le lobe principal d'hyperfréquences situé en avant des antennes émettrices : ce lobe principal véhicule une énergie électromagnétique supérieure à celle des lobes secondaires présents en particulier sur le côté et l'arrière des antennes. La présence de « réémetteurs passifs » constitués de structures métalliques (volets de fenêtres, portes de garages, rampes d'escaliers, ...) susceptibles d'amplifier les hyperfréquences. Les fluctuations dans les puissances émises par les stations relais en fonction du nombre de communications téléphoniques traitées par celles-ci. La présence d'autres sources électromagnétiques dans l'environnement (lignes électriques, transformateurs électriques, appareils électroménagers, ...) qui peuvent interférer avec les hyperfréquences des stations relais. Une mesure ponctuelle des champs électromagnétiques dans l'environnement des stations relais paraît alors insuffisante pour connaître avec certitude le niveau de l'exposition chronique des riverains aux hyperfréquences et cela d'autant plus que le nombre d'antennes présentes sur un site varie au cours du temps, selon les besoins des différents opérateurs. II - POURQUOI FAUT-IL APPLIQUER LE PRINCIPE DE PRECAUTION A L'ENCONTRE DES STATIONS RELAIS. Plusieurs arguments peuvent être avancés et sont développés ci-après : Les effets des micro-ondes sont connus et référencés depuis plus de 40 ans. - L'exposition à un téléphone mobile cellulaire génère des effets biologiques. - Des effets biologiques sont rapportés chez les riverains de stations relais et d'émetteurs de radiotélévision. -Certains pays ont déjà adopté pour leur population des limites d'exposition inférieures à celles actuellement admises. -La sensibilité aux hyperfréquences n'est pas la même pour tous. 1- Les effets des micro-ondes sont connus et référencés depuis plus de 40 ans. L'exposition chronique aux micro-ondes est responsable, entre autres, de l'apparition du « syndrome des micro-ondes » et augmenterait le risque cancérigène. 1.1) « Le syndrome des micro-ondes », également appelé maladie des radiofréquences, a été décrit dès les années 1960 par des chercheurs de pays de l'Est.. Une publication récente précise que cette pathologie est liée à l'exposition chronique à des hyperfréquences pulsées, semblables à celles générées par la technologie des téléphones mobiles cellulaires. ELLE SE CARACTÉRISE PAR : ;Un syndrome asthénique (fatigabilité, irritabilité, nausées, céphalées, anorexie, dépression). Un syndrome dystonique cardio-vasculaire (bradycardie, tachycardie, hyper ou hypotension). Un syndrome diencéphalique (somnolence, insomnie, difficultés de concentration). On lui associe également du dermographisme (allergies cutanées, eczéma, psoriasis), des modifications de la formule sanguine, des perturbations de l'électroencéphalogramme, de la reproduction, l'atteinte d'organes des sens et des tumeurs. 1.2) Le risque cancérigène : De 1953 à 1976 le personnel de l'Ambassade américaine de Moscou a été soumis à une irradiation chronique par micro-ondes à une densité de puissance moyenne de 1 à 2,4 µW/cm2 (1,9 à 3 V/m), avec des maxima de courtes durées de 5 à 18 µW/cm2 (4,3 à 8,2 V/m) et avec des fréquences variant de 600 MHz à 9,5 GHz. Une étude de ce personnel met en évidence une augmentation du risque de leucémies et de cancers de l'utérus. Une étude auprès de 9.590 TRAVAILLEURS DES TÉLÉCOMMUNICATIONS canadiennes souligne une augmentation significative du nombre de mélanomes cutanés par rapport à la population générale . Une enquête conduite dans l'armée américaine sur 880.000 PERSONNES EXPOSÉES À DES MICRO-ONDES rapporte une augmentation significative du risque de tumeurs du cerveau. Les effets de l'exposition chronique de militaires polonais à des ondes ultra courtes associées à des micro-ondes (fréquences de 150 à 3.500 MHz) sont étudiés depuis 20 ans sur 120.000 PERSONNES ENVIRON. Les résultats obtenus montrent des augmentations significatives du risque pour les cancers du sang, de l'œsophage, de l'estomac, du colon, de la peau (mélanome) et du cerveau, pour une exposition micro-ondes n'excédant pas 200 µW/cm2 (27,4 V/m) . 2- L'exposition à un téléphone mobile cellulaire génère des effets biologiques. 2.1) Une enquête épidémiologique suédo-norvégienne portant sur 11.000 utilisateurs de téléphones mobiles cellulaires met en évidence une relation entre l'exposition (nombre et durée des appels téléphoniques) et l'augmentation des plaintes telles que céphalées, fatigue, sensation de chaleur sur l'oreille, ... 2.2) Une enquête française auprès d'utilisateurs de téléphones mobiles cellulaires rapporte une augmentation significative de la fréquence des plaintes exprimées lors de la communication telles que picotements à l'oreille, sentiment d'inconfort, chaleur sur l'oreille. Ces symptômes sont en relation avec la durée (> 2 min) et le nombre d'appels par jour (> 2). Cette étude fait également apparaître une plus grande sensibilité des femmes par rapport aux hommes pour ce qui est des perturbations du sommeil. La sensation de chaleur sur l'oreille représente, pour les auteurs, un signal d'alerte qui doit inciter à l'arrêt de la communication en cours. 2.3) D'autres effets significatifs ont été observés lors d'expériences conduites sur des volontaires humains et en particulier : - Des perturbations de l'activité électrique cérébrale. -Des modifications du sommeil -Des effets sur la pression artérielle Une augmentation des céphalées... 2.4) Risques de cancer. Chez l'animal : Une augmentation significative du risque de lymphome faisant suite à l'exposition à un signal de type GSM a été observée chez la souris Chez l'homme : Différentes publications ne trouvent pas d'association entre l'usage d'un téléphone mobile et le risque de tumeurs cérébrales . Au contraire, une étude met en évidence une augmentation significative du risque de tumeur cérébrale lié à l'usage d'un portable (Risque relatif = 2,6 - Intervalle de confiance = 1,02 - 6,71) . En ce qui concerne l'œil, une étude fait apparaître une augmentation significative (Risque relatif = 4,2 - Intervalle de confiance = 1,2 - 14,5) du risque de mélanome de l'uvée en relation avec l'utilisation « probable/certaine » d'un téléphone mobile cellulaire N.B. L'utilisation de plus en plus fréquente du téléphone portable pour la lecture de messages et bientôt pour visionner des films, risque d'entraîner chez les utilisateurs, des problèmes oculaires en relation avec les effets cataractogènes des micro-ondes. 2.5) Rapport COMOBIO (Communications Mobiles et Biologie : Programme financé par les MINISTÈRES DE LA RECHERCHE ET DE L'INDUSTRIE). Chez le rat exposé aux ondes électromagnétiques de type GSM générées par un téléphone mobile, le rapport COMOBIO (site Internet : http://www-sig.enst.fr/comobio ) souligne : Des perturbations de la barrière hémato-encéphalique (perméabilisation des vaisseaux sanguins intracrâniens) qui pourraient être, selon les auteurs, à l'origine de processus inflammatoires localisés responsables du développement de crises de migraines chez les personnes prédisposées. Une augmentation du nombre d'astrocytes (cellules du cerveau) traduisant une INFLAMMATION qui pourrait être le signe, selon les auteurs, d'une souffrance des neurones. Des modifications de la quantité et (ou) de l'affinité pour leurs récepteurs de neurotransmetteurs essentiels du cerveau (GABA, Dopamine, Glutamate). N.B. : Les résultats de l'étude COMOBIO confirment les effets connus des micro-ondes sur la barrière hémato-encéphalique, les neurotransmetteurs et les récepteurs cérébraux chez différentes espèces animales (1). Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du cerveau. Sa diminution est à l'origine de maladies comme L'ÉPILEPSIE. Il est impliqué également dans des maladies neurologiques telles que les maladies de Parkinson et de Huntington. Les variations de la concentration en Dopamine du cerveau sont responsables de pathologies telles que la maladie de Parkinson et la schizophrénie, ... Le Glutamate est le principal neurotransmetteur excitateur du cerveau. Son augmentation peut conduire à des modifications du comportement (irritabilité, agressivité, ...). Il est également mis en cause dans des maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson. 3 - Des effets biologiques sont rapportés chez les riverains de stations relais et d'émetteurs de radiotélévision. 3.1) Riverains de stations relais. Selon un rapport gouvernemental australien, des personnes exposées dans leur logement à 200 mètres d'une station relais se plaignent de symptômes qui rappellent ceux décrits dans la maladie des radiofréquences : fatigue chronique, allergies multiples, perturbations du sommeil, ménopause prématurée. La seule étude qui existe actuellement est française et porte sur 530 riverains de stations relais.Elle met en évidence par rapport au groupe référent (personnes situées à > 300 m ou non exposées), une augmentation significative de la fréquence de certaines plaintes jusqu'à une distance pouvant atteindre : -100 m pour l'irritabilité, la tendance dépressive, la perte de mémoire, les difficultés de concentration, les vertiges. -200 m pour les maux de tête, les perturbations du sommeil, le sentiment d'inconfort, les problèmes cutanés. - 300 m pour la fatigue. -Cette étude souligne également une plus grande sensibilité des femmes par rapport aux hommes pour 7 des 17 symptômes étudiés : maux de tête, nausées, perte d'appétit, perturbations du sommeil, tendance dépressive, sentiment d'inconfort et perturbations visuelles. 3.2) Riverains d'émetteurs de radiotélévision. Les émetteurs de radiotélévision génèrent des ondes électromagnétiques essentiellement ultra courtes (VHF) et (ou) des hyperfréquences. Des études qui portent sur ces types d'émetteurs, mettent en évidence des effets biologiques à des densités de puissance faibles à très faibles : Chez la souris, après 5 gestations successives, l'exposition à un émetteur d'ondes ultra courtes (80 MHz) et d'hyperfréquences (900 MHz) et à une densité de puissance de 168 à 1.053 nanoWatts par centimètre carré (nW/cm2 - 0,8 à 1,98 V/m) entraîne une baisse de la fertilité et une atteinte de l'état physiologique général . Chez des adultes exposés dans un rayon de 2 km à un émetteur de radio (30 MHz) - télévision (1 GHz) à des densités de puissance de 1,3 µW/cm2 (2,2 V/m) pour la télévision et 5,7 µW/cm2 (4,6 V/m) pour la radio, il est observé une augmentation significative du risque de leucémies et de cancers de la vessie. Chez des enfants exposés à des ondes ultra courtes (63 à 215 MHz) de relais de télévision, à des densités de puissance de 0,02 à 8 µW/cm2 (0,07 à 5,4 V/m), il est rapporté une augmentation significative des cas de leucémies et du nombre de décès par leucémie dans un rayon de 12 km .. Chez l'enfant exposé à des ondes ultra courtes (154 à 162 MHz) pulsées à 24,4 Hertz, générées par un émetteur radio à des densités de puissance de 0,3 à 16,4 µW/cm2 (1,06 à 7,8 V/m), il est mis en évidence par rapport aux enfants non exposés ou vivant derrière l'émetteur : -Une baisse de la mémoire et de l'attention. -Une baisse des performances musculaires. -Une diminution des réflexes. Une étude conduite autour d'un émetteur de radio à Rome, fait apparaître chez les riverains, une augmentation significative de la mortalité par leucémie dans un rayon de 3,5 km (Risque relatif = 2,5 - Intervalle de confiance = 1,07 - 4,83) et une diminution significative du risque avec l'éloignement de l'émetteur . 4 - Certains pays ont déjà adopté pour leur population des limites d'exposition inférieures à celles actuellement admises. L'Italie dans un décret de 1998 a adopté un seuil d'exposition de 10 µW/cm2 (6,1 V/m) au lieu de 450 et 900 µW/cm2 (41 et 58 V/m) actuellement tolérés par les instances européennes pour les fréquences de 900 et 1800 MHz respectivement Le Grand Duché de Luxembourg a adopté en décembre 2000 un seuil d'exposition de 3 V/m En Autriche, la Résolution de Salzbourg recommande 0,6 V/m (36). N.B. : Des Maires de communes françaises ont pris des arrêtés qui interdisent l'implantation de stations relais de téléphonies mobiles à moins de 300 m des habitations. En Belgique, le Conseil d'Etat dans un jugement du 6 mars 2000 a interdit l'implantation d'une antenne de station relais en application du principe de précaution et en faisant mention de suspecter raisonnablement un risque pour la santé des riverains. 5 - La sensibilité aux hyperfréquences n'est pas la même pour tous. Dans un rapport de 1995, l'Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) conclut suite à une étude épidémiologique réalisée au sein de l'armée de l'air française et dont 30 % des personnels présentaient un syndrome neurovégétatif non spécifique et 10 % des signes cliniques authentifiés : « Il existe indiscutablement une sensibilité individuelle à l'action des radiofréquences. Soumises à une même exposition, certaines personnes peuvent présenter des troubles cliniques, d'autres non » (37). Selon l'International Radiation Protection Association (IRPA), cette sensibilité individuelle aux radiofréquences serait d'ordre génétique. Des résultats récents soulignent, par rapport aux hommes, une plus grande sensibilité des femmes aux ondes électromagnétiques générées par un portable ou par une station relais de téléphonie mobile. Il apparaît également que les enfants sont plus vulnérables que les adultes, du fait de leur système nerveux en développement et d'une absorption plus intense de l'énergie électromagnétique par leurs tissus . III - CONCLUSION. Au regard de ce qui précède, il convient dès à présent d'appliquer le principe de précaution à l'encontre des stations relais de téléphonie mobile. Des mesures sont à mettre en œuvre rapidement afin de protéger les populations riveraines. C'est ainsi qu'on évitera d'implanter des stations relais à moins de 300 mètres des lieux habités. On fera en sorte, par une orientation judicieuse des antennes, que le lobe principal d'hyperfréquences ne soit pas dirigé sur des lieux (crèches, écoles, hôpitaux, centres de gériatrie, ...) où vivent des personnes susceptibles d'être plus sensibles aux nuisances électromagnétiques. Cette mesure d'évitement prudent doit également s'appliquer à l'ensemble des résidences touchées par le faisceau micro-ondes, certains de leurs occupants pouvant être « électrosensibles ». Des mesures régulières des densités de puissance hyperfréquences doivent être faites à différents moments de la journée et à diverses époques de l'année. Dans l'environnement des stations relais, les riverains ne devraient pas être exposés à une densité de puissance moyenne annuelle supérieure à 0,1 µW/cm2 (0,61 V/m). Les zones où l'exposition des riverains aux hyperfréquences dépasserait cette valeur, devraient être signalées (marquage au sol, panneaux de signalisation, ...) Un suivi médical des travailleurs assurant la maintenance des stations relais (analyses sanguines, contrôles EEG et ECG) est impératif, aucune intervention ne devant se faire sur site non désactivé. Pour les autres catégories de travailleurs ayant à intervenir à proximité de stations relais (maintenance des ascenseurs, de la ventilation, ...), il convient d'afficher de façon visible une information sur les risques biologiques et les distances de sécurité à respecter par rapport à la station relais. De nouvelles fréquences micro-ondes commencent à se développer pour les téléphones mobiles. Certaines, très proches de la fréquence du four domestique à micro-ondes (système UMTS, dans la gamme des 2 à 3 GHz), vont contribuer, avec la mise en place de nouveaux réseaux de télécommunication (boucles locales de radios, ponts hertziens, ...), à accroître l'exposition des populations aux radiations non ionisantes.
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